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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 18:16

Personnages Célèbres des Alpes de Haute Provence

(Par ordre chronologique de date de naissance)     Page N°5

Quelques Biographies :1 la plume  

 

 

Vous découvrirez une liste ci-dessous non exhaustive des personnages célèbres nés ou ayant porté au loin la renommée des Basses-Alpes.  C’est volontairement que je me suis limité aux personnes de lettres, de religion, scientifique ou politique. J’aurai pu compléter cette liste par des sportifs de renommée nationale et mondiale :  Edouard Fachleitner (1921), né en Italie, mort à Manosque - champion cycliste 2ème du tour de France 1947 - Jean Rolland (1935), de Digne - pilote automobile, champion de France 1964 des Rallyes - Carole Merle (1964) du Sauze - skieuse française la plus titrée de l’histoire de la Coupe du Monde - Jean-Michel Bayle (1969) de Manosque - triple champion du monde de Moto-cross - Alain Boghossian (1970), de St Auban - champion du monde de football 1998 - et le tout dernier, Julien El Farés (1985) de Pierrevert, coureur cycliste professionnel, promis à un brillant avenir.

Je me suis permis de noter la biographie d’Honoré BONNET - ‘’le Magicien des Neiges’’ - : homme exceptionnel, tant par sa gentillesse, sa disponibilité, sa simplicité. Nous avons entretenu d’excellentes relations quand je travaillais à la B.N.P de Barcelonnette - Pra-Loup, en 1970 et 1971. 

  

  

Alexandra DAVID-NEEL  (24/10/1868-8/9/1969)


alexandra-david-neelLouise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous son nom de plume  d'Alexandra David-Neel , née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé (Val de Marne), à l'époque SEINE), morte le 8 septembre 1969 à Digne-les-Bains (Alpes de Haute Provence, à l'époque Basses-Alpes), de nationalité française et belge, est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d'opéra, journaliste, écrivaine et exploratrice. Outre sa longévité (presque 101 ans), son trait de gloire le plus marquant reste d'avoir été, en 1924, la première femme d'origine européenne à séjourner à LHASSA  au Tibet, exploit dont la publicité fut soigneusement orchestrée dans les années 1920 et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition. Cette longue vie, Alexandra David Neel l'a tout entière consacrée à l'exploration et à l'étude, ses deux grandes passions qui, dans sa petite enfance, ont fait d'elle une enfant terrible, dans son adolescence une contestataire, dans sa jeunesse une anarchiste, et dans sa vieillesse un des plus sages "penseurs libres" du XXe siècle.

1868-1904 : son enfance, sa jeunesse, ses voyages

Alexandra naît d'un père instituteur (qui fut militant républicain lors de la révolution de 1848, et ami du géographe anarchiste Elisée RECLUS, et d'une mère catholique qui demande à ce qu'elle bénéficie d'une éducation religieuse. Elle passa ses vacances avec ses parents à OSTENDE d'où un jour, encore adolescente, elle s'enfuit pour atterrir en Angleterre en partant par le port de Flessingue. Elle côtoya durant toute son enfance et son adolescence Élisée Reclus. Celui-ci l'amène à s'intéresser aux idées anarchistes de l'époque (Max STIRNER, Michel BAKOUNINE...) et aux féministes qui lui inspirèrent la publication de « Pour la vie ». Elle devint d'ailleurs une libre collaboratrice de La Fronde, journal « féministe » créé par Marguerite DURAND et géré coopérativement par des femmes, participant également à diverses réunions du « Conseil National des Femmes françaises » ou italiennes. Mais elle rejeta en revanche certaines des positions tenues lors de ces réunions (ex. : le droit de vote) préférant la lutte pour l'émancipation au niveau économique, cause essentielle pour elle du malheur des femmes qui ne peuvent être indépendantes financièrement. Alexandra s'éloigna d'ailleurs de ces « oiseaux aimables, au précieux plumage », en référence à ces féministes venant pour la plupart de la haute société, et oubliant la lutte économique à laquelle la plupart des femmes ont à se confronter.

Durant les saisons 1895-1896 et 1896-1897, sous le nom d'Alexandra Myrial, Alexandra David occupe l'emploi de première chanteuse à l'Opéra d'HANOÏ (Indochine), interprétant le rôle de Violetta dans La TRIAVATA (de VERDI), puis chante dans les Noces de Jeannette (de Victor MASSE), FAUST et MIREILLE (de GOUNOD), LAKME (de Léo DELIBES), CARMEN (de Bizet ), Thaïs (de Massenet). Elle entretient, à cette époque, des rapports épistolaires avec Frédéric MISTRAL et Jules Massenet.

De 1897 à 1900, elle partage la vie du pianiste Jean Haustont, à Paris, et ils écrivent à deux Lidia, drame lyrique en un acte dont Haustont composa la musique et Alexandra le livret. Elle part chanter à l'opéra d'ATHENES , de novembre 1899 à janvier 1900 puis, en juillet de la même année, à l'opéra de TUNIS , ville où elle rencontre, peu après son arrivée, son futur époux Philippe Néel, ingénieur en chef des Chemins de fer tunisiens. Elle abandonne sa carrière de chanteuse à l'été 1902, à l'occasion d'un séjour de Jean Haustont à Tunis et assure, pendant quelques mois, la direction artistique du casino de Tunis, tout en poursuivant ses travaux intellectuels.


1904-1911 : la femme mariée

Le 4 août 1904 à TUNIS , elle épouse Philippe Néel, dont elle était la maîtresse depuis le 15 septembre 1900 . Leur vie commune fut parfois orageuse, mais toujours empreinte de respect mutuel. Elle se termine définitivement le 9 août 1911  par son départ pour son troisième voyage en Inde (1911-1925), le deuxième s'étant effectué pendant un tour de chant. La légende veut que son mari fût aussi son mécène, mais la vérité est toute autre. Elle possédait, à son mariage, une fortune personnelle et en 1911, trois ministères l'aidèrent à financer un voyage d'étude qui devait durer 18 mois. Il dura en réalité 14 ans. Par le truchement des ambassades, elle envoya à son mari des procurations pour qu'il gère sa fortune. Pour autant, les deux époux entamèrent après cette séparation une abondante correspondance qui ne cessa qu'avec la mort de Philippe Néel en février 1941. De cette correspondance subsistent nombre de lettres écrites par Alexandra, et quelques lettres écrites par son mari, beaucoup ayant été brûlées ou perdues lors des tribulations d'Alexandra pendant la guerre civile chinoise , au milieu des années 1940 .


1911-1925 : le périple indo-tibétain

Alexandra David-Neel arrive au Sikkim en 1912. Elle se lie d'amitié avec le CHOGYAL, souverain de ce royaume qui deviendra un État de l'Inde, SIDKEONG TULKU NAMGYAL , et visite de nombreux monastères bouddhistes pour parfaire sa connaissance du bouddhisme. En 1914, elle rencontre dans un de ces monastères le jeune APHUR YONGDEN , âgé de 15 ans, dont elle fit par la suite son fils adoptif. Tous deux décident de se retirer dans une caverne en ermitage à plus de 4 000 mètres d'altitude, au Nord du Sikkim. Au Sikkim, Lama Kazi Dawa SAMDUP a été professeur et interprète d'Alexandra David-Neel. C'est Sidkeong Tulku Namgyal, fils aîné et successeur du CHOGYAL du Sikkim, qui confia la protection d'Alexandra David-Neel à Kazi Dawa Samdup. Ce dernier fut pour elle un guide, un interprète et un professeur de tibétain. Il l'accompagna à Kalimpong où elle se rendit pour rencontrer le 13ème Dalaï-Lama en exil. Elle fut reçue en audience le 15 avril 1912, et croisa dans la salle d'attente Ekai KAWAGUSHI qu'elle retrouvera au Japon. Le dalaï-lama la reçut accompagnée de l'indispensable interprète, et lui conseilla fortement d'apprendre le tibétain, un avis qu'elle suivra. Fin mai, elle se rendit à LACHEN où elle rencontra le Gomchen de Lachen, supérieur du monastère de la ville, avec comme interprète improvisé M. Owen, un révérend qui remplaça Kazi Dawa Samdup, absent.

A Lachen, elle vécut plusieurs années auprès d'un des plus grands Gomchens (ermites) dont elle eut le privilège de recevoir l'enseignement et surtout, elle était tout près de la frontière tibétaine, qu'envers et contre tous, elle franchit à deux reprises. Elle pénétra même jusqu'à SHIGATSE, l'une des plus grandes villes du sud du TIBET, mais pas encore à LHASSA, la capitale interdite. À cause de ces incartades, Alexandra fut expulsée du Sikkim en 1916. Comme il leur est impossible de rentrer en Europe en pleine guerre mondiale, Alexandra et Yongden quittent le pays pour l'Inde puis le Japon. Elle y rencontre le philosophe Ekaï Kawaguchi qui, quelques années plus tôt, a réussi à rester dix-huit mois à Lhassa sous un déguisement de moine chinois.

Alexandra et Yongden partent ensuite pour la Corée , puis Pékin  en Chine. De là, ils choisissent de traverser la Chine d'Est en Ouest en compagnie d'un lama tibétain haut en couleurs. Leur périple dura plusieurs années et traversa le Gobi, la Mongolie, puis une pause de trois ans au Monastère de Kumbum au Tibet, où elle traduit la fameuse Prajnaparamita, avant de repartir déguisés en mendiante et moine pour Lhassa qu'ils atteignent en 1924. Alexandra rencontre Swami Asuri Kapila (César Della Rosa). Ils y séjournèrent deux mois, durant lesquels ils visitèrent la ville sainte et les grands monastères environnants : Drépung, Séra, Ganden, Samye... Mais Alexandra David-Neel est finalement démasquée (pour cause de propreté trop grande : elle allait se laver chaque matin à la rivière), et dénoncée à Tsarong SHAPE (le gouverneur de Lhassa) qui décide de les laisser tranquille et poursuivre leur périple.


1925-1937 : l'intermède européen

Alexandra David-Neel rentre en France, loue une petite maison sur les hauteurs de Toulon et cherche une maison au soleil et sans trop de voisins. Une agence de Marseille lui propose une petite maison à Digne-les-Bains en 1928. Elle qui cherchait du soleil visite la maison sous des trombes d'eau mais l'endroit lui plait et elle l'achète. Quatre ans plus tard elle commence à agrandir sa maison, Samten-Dzong (forteresse de la méditation). Elle y écrit plusieurs livres relatant ses différents voyages.

Entre ces diverses publications - toujours accompagnée d'Aphur Yongden, le fidèle compagnon d'aventures, devenu légalement son fils adoptif - elle fit de grandes tournées de conférences en France et en Europe.


1937-1946 : le périple chinois

En 1937, Alexandra David-Neel a soixante-neuf ans, et décide de repartir pour la Chine avec Yongden via Bruxelles, Moscou et le Transsibérien. Elle se retrouve en pleine guerre sino-japonaise et assiste aux horreurs de la guerre, de la famine et des épidémies. L'annonce de la mort de son mari la touche profondément. Fuyant les combats, elle erre en Chine, avec des moyens de fortune, puis finit par se retrouver en 1946 en Inde.


1946-1969 : la Dame de Digne

Alexandra David-Neel retourne en France pour régler la succession de son mari, puis recommence à écrire depuis sa maison de Digne. Elle a la douleur de perdre son fils adoptif et compagnon de voyage Yongden en 1955.

À cent ans et demi, ultime pied de nez, elle demande le renouvellement de son passeport au Préfet des Basses-Alpes.

Elle s'éteint à presque 101 ans. Ses cendres ont été transportées à Vârânasî en 1973 par sa secrétaire Marie-Madeleine PEYRONNET pour être dispersées avec celles de son fils adoptif dans le Gange.


Hommages

En 1925, elle obtient le Prix Monique BERLIOUX de l'Académie des Sports. Bien que non sportive à proprement parler, elle fait partie de la liste des 269 Gloires du Sport Français.

La série Il était une fois.......les Explorateurs d'Albert BARILLE (consacrant en 1995 vingt-deux épisodes relatant vingt-deux personnalités ayant grandement contribué à l’exploration) lui rend hommage en lui consacrant un épisode. Elle est la seule femme à apparaître exploratrice (de premier plan) de toute la série.

En 1992 sort un documentaire intitulé Alexandra David-Neel: du Sikkim au Tibet interdit réalisé par Antoine de MAXIMY et Jeanne Mascolo de Philippis. Il suit le voyage que Marie-Madeleine Peyronnet entreprit afin de restituer à un temple une statuette sacrée qui avait été prêtée à Alexandra David-Neel jusqu'à sa mort. La vie de l'exploratrice et sa forte personnalité y sont retracées notamment via des témoignages de personnes l'ayant connue et des anecdotes de Marie-Madeleine Peyronnet.

En 2006, Priscilla TELMON rend hommage à Alexandra David-Neel à travers une expédition à pied et en solitaire à travers l'Himalaya. Elle retrace le voyage de son aînée depuis le Viêt-Nam jusqu'à Calcutta en passant par Lhassa. Un film, Au Tibet Interdit a été tourné de cette expédition.

En janvier 2010, la pièce de théâtre Alexandra David-Neel, mon Tibet, de Michel Lengliney, remporte un franc succès, notamment grâce à l'interprétation habitée d'Hélène Vincent dans le rôle de l'exploratrice et de sa collaboratrice jouée par Emilie Dequenne.

Un Prix littéraire éponyme, le prix Alexandra David-Néel, a été créé.

Un lycée porte son nom, le lycée Polyvalent Alexandra David-Neel de Digne-les-Bains.


 

Alexandre ARNOUX  (1884-1973)

Alexandre Arnoux 

 

Alexandre Arnoux est né le 27 février 1884 à Digne-les-Bains , Basses-Alpes  et dcd le 5 janvier 1973 à Boulogne-Billancourt, est un romancier et un dramaturge français, il était le fils d'un professeur du lycée puis inspecteur d'Académie.

Son œuvre, très variée, comporte tout autant des poèmes (trois recueils de vers 1906-1909), des récits inspirés de la guerre, des romans fantastiques fortement marqués de science et de musique, du théâtre, et des essais.

En 1913, il publie en Belgique La belle et la bête, sous forme de pièce de théâtre. Cet ouvrage, paru en édition hors commerce et à petit nombre, aurait en partie inspiré le film éponyme de Jean Cocteau avec Jean Marais , La Belle et la Bête

Le mathématicien Evariste Galois  lui inspire Les Algorithmes (1921).La nuit de Saint-Barnabé lui permet de s'exprimer dans le décor.

Membre de l'Académie Goncourt  (1947).

Traducteur du Second Faust de Goethe  et de La Vie est un songe de Calderon , avec sa femme, morte en 1938.

Œuvres

Recueil de poésies, L'allée des mortes (1906), Au grand vent (1909), Cent sept quatrains (1944) Romans Didier Flaboche (1912 ) Abisag ou l'Église transportée par la foi (1918) La mort de Pan, pièce montée par Antoine à l'Odéon (1909) C'est le Cabaret, recueil de nouvelles de guerre (1919) Indice 33 (1920) La nuit de Saint-Barnabé (1921) Écoute s'il pleut (1923) Le règne du bonheur (1924) Suite variée (1925) Le chiffre (1926) Les gentilshommes de ceinture (1928) Carnet de route du juif errant (1930) Merlin l'enchanteur (1931) Poésie du hasard (1934) Ki-Pro-Ko (1935) Le rossignol napolitain (1937) A l'autre bout de l'arc en ciel (1940) Rêveries d'un policier amateur (1945) Hélène et les guerres (1945) Algorithme (1948) Le règne du bonheur Présence du futur  n° 40 Double chance (1959) Au théâtre La belle et la bête (1913)

Huon de Bordeaux (1922) Petite lumière et l'ourse (1923) Les Taureaux (1947) L’amour des trois oranges, comédie (1947). Flamenca (1965) Ses essais :Romancero moresque (1921) La légende du cid campéador (1922) Haute Provence (1926) Rencontres avec Richard Wagner (1927) Cinéma (1929) Tristan Corbière (1929) Contacts allemands (1950) Paris sur Seine (1939) Journal d'exil (1944) Rhône mon fleuve (1944) Paris ma grand'ville (1949) Dialoguiste (cinéma ):Les derniers jours de Pompéi (1950) La dame de haut le bois (1947) Premier de cordée (1944) La Charrette fantôme  (1939) La Piste du Nord  (1939)  Ultimatum (1938) Le drame de Shanghai (1938)

Frères corses (1938) Sous la terreur (1935) Le tunnel (1933) Don Quichotte (1933) Dans les rues (1933) La voix sans visage (1933) L'Atlantide (1932) Maldone (1928) L'âtre (1923) Quatre vingt treize (1921)

 

Henri LAUGIER   (1888-1973)


HENRI LAUGIERHenri LAUGIER est né à MANE (entre Manosque et Forcalquier) le 5 août 1888 et décède à Antibes le 19 janvier 1973, est un physiologiste français qui devint Secrétaire Général adjoint de l’ONU.

Henri Laugier a trouvé sa voie à peine sorti de l’adolescence en découvrant les écrits de Claude BERNARD chercheur et défenseur de la médecine expérimentale. En 1906, encore tout jeune Henri Laugier monte à PARIS pour y entamer des études de médecine. En 1912, il est fondateur d’un centre de physiologie du travail; en 1919, il devient thésard et en 1929, enseignant à la Sorbonne.

Il est fils d’un instituteur de Simiane-la-Rotonde (04), Albert Laugier, qui prit pour épouse Marie Coulomb.
Soucieux d’améliorer la démarche scientifique et éducative, Henri Laugier se lance dans la conception de tests d’orientation. Il en devient le spécialiste et le père fondateur.
En 1936, savant désormais reconnu, il participe à la création du Palais de la Découverte  après avoir créé l'Institut National d'orientation Professionnelle  et un laboratoire de biométrie au CNRS, dont il devient le premier directeur en 1939, désireux de faire progresser la science française. Il sort tout juste du cabinet du ministre DELBOS  qu’il dirigeait.
Il organisa pendant la seconde guerre mondiale, avec Louis RAPKINE et la Fondation Rockefeller, le sauvetage des scientifiques français vers les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

En 1943, il s'installe à ALGER, où il occupe les fonctions de recteur de l’Université. En 1946, sa renommée, comme sa volonté de lutter contre l’ignorance en promouvant la science accessible au plus grand nombre, ont allègrement dépassé les frontières étriquées de l’Hexagone. Il est un savant mondial, et c’est en toute logique qu’en 1946, au sortir d’un effroyable conflit qui a meurtri son esprit et son idéal de citoyen d’un monde apaisé, il devient secrétaire général adjoint de l’ONU qui a succédé à la Société des Nations.
À New-York, il coécrit la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Parmi ses autres initiatives, notons la création de l’O.M.S - Organisation Mondiale de la Santé, et du Fonds des Nations Unies pour l'enfance. En 1952, il devient membre du conseil exécutif de l’UNESCO.

Il repose au cimetière de Simiane-la-Rotonde. Le collège de Forcalquier porte son nom.


 

Ernest Benjamin ESCLANGON  (1876-1954)

Ernest Benjamin ESCLANGON

 

Né à Mison-les-Armands (04) le 17 mars 1876. Ses parents étant originaires d’Entrepierres à quelques kms de Sisteron, il a commencé à étudier les mathématiques à l'Ecole Normale Supérieure, diplômé en 1898. Vous cherchez un moyen de soutien financier, alors qu'il a complété son doctorat sur ​​les fonctions quasi-périodiques, il a pris un poste à l'Observatoire de Bordeaux, l'enseignement des mathématiques à l'Université. Au cours de la Première Guerre mondiale, il a travaillé sur la balistique et développé une nouvelle méthode pour localiser précisément l'artillerie ennemie. Quand un coup de feu, il initie une forme sphérique onde de choc, mais le projectile crée également une onde conique. En utilisant le bruit du canon lointain de comparer les deux vagues, Esclangon a été en mesure de faire des prévisions exactes des emplacements des armes à feu.

Après l'armistice, Esclangon devient directeur de l'Observatoire de Strasbourg et professeur d'astronomie à l'université l'année suivante. 

En 1929, il a été nommé directeur de l'Observatoire de Paris et de l'heure Bureau international, et élu au Bureau des Longitudes en 1932. En 1933, il a initié l’horloge parlante par téléphone en France. 

Il a été élu à l'Académie des Sciences en 1939.

Siégeant en tant que directeur de l'Observatoire de Paris tout au long de la Seconde Guerre mondiale et l'occupation allemande, il se retira en 1944. 

Il mourut le 28 janvier 1954 à EYRENVILLE, Dordogne, France.

L'Astéroïde binaire 1509 Esclangona est nommé d'après lui. Le cratère lunaire ''ESCLANGON'' est nommé d'après lui.

Il est l'oncle du physicien Félix Esclangon.

 

FELIX ESCLANGON (1905 - 1956)

Félix Esclangon

 

Né à Manosque, en 1905, il termina ses études secondaires à l’âge de 15ans. Il entra à l'Ecole Normale Supérieure à 17 ans et fut agrégé de sciences physiques à 21 ans.

Il participa à des travaux de recherche en physique atomique. Maître de Conférences à la faculté de Lille de 1933 à 1938, puis professeur de Physique Industrielle à Grenoble, il mit au service de l’industrie, les connaissances des recherches dans son domaine et forma de futurs ingénieurs. En 1940, il rejoignit le Centre de Recherche de la Marine, puis ce fut en Algérie qu’il continua ses recherches et participa à l’équipement en barrages et en centrales hydroélectriques de l’Afrique du Nord.

De retour à Grenoble, il orienta les programmes de recherche et l’enseignement vers les besoins concrets de la Nation, sans négliger l’approfondissement des études théoriques. Son but fut d’harmoniser la recherche au niveau de l’enseignement supérieur, sur le plan européen.

Félix ESCLANGON fut non seulement un chercheur brillant mais il se consacra aux problèmes humains en créant dans sa ville en 1951 le premier centre provincial de la Promotion du Travail qui devait permettre à des centaines d’ouvriers et d’agents techniques d’accéder à une qualification professionnelle.

 En 1954, il obtint la chaire d’Energétique Appliquée à l’Université de Paris. Il étudia le problème des isolants et de la protection des câbles à hautes tensions. Il mit au point une méthode de mesure des rayons X mais victime de la vétusté du matériel et de l’exiguïté des locaux, il mourut en mai 1956, en cours, face à ses étudiants en médecine devant lesquels il présentait une expérience avec les rayons X.

 

Félix Esclangon sorbonneDans la cour de la Sorbonne, après la cérémonie, la dépouille mortelle passe entre une double haie de gardent républicains qui lui rendent les honneurs (11 mai 1956).

 

 

 


 


 Félix Esclangon cimetièreLes obsèques eurent lieu à Manosque (12 mai 1956)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paul REYNAUD   (1878 - 1966)

  Lien de parenté avec l'auteur de ce blog, Roger Reynaud, dont ses ancêtres sont de St Paul/s/Ubaye : le chemin de parenté est disponible sur demande à 'reynaudrrcc@orange.fr''

 

Paul REYNAUD, Président du Conseil

né le 15 octobre 1878 à Saint-Paul/Ubaye - Barcelonnette (Basses-Alpes) et mort le 21 septembre 1966 à Neuilly-sur-Seine   

La famille Reynaud est originaire du village de SAINT-PAUL, bourgade distante de 23 kilomètres de Barcelonnette .

Paul Reynaud est le petit-fils de Jean-Baptiste Reynaud (né en 1800), qui sera maire de sa commune, et le fils cadet d’Alexandre Reynaud (1840-1913) et d'Amélie Gassier (née en 1848).

Son père partira chercher fortune au Mexique, où il restera de 1857 à 1875. Outre Albert Reynaud (1876-1914 -Mort pour la France ), le fils aîné, le couple Reynaud/Gassier aura également deux filles : Marthe Reynaud (née en 1879) et Léontine Reynaud (née en 1881).  

Paul est devenu un homme politique français. Député des Basses-Alpes (aujourd'hui les Alpes-de-Hte-Provence ), puis de Paris, il fut plusieurs fois ministre sous la IIIème République, et notamment ministre des Finances en 1938 . Il sera Président du Conseil du 22 mars au 17 juin 1940, fonction qu'il cumulera avec celle de Ministre des Affaires Etrangères , puis de Ministre de la Guerre. Après la débâcle de juin, Paul Reynaud, alors en désaccord avec les principaux membres du gouvernement et responsables militaires quant à la conduite à tenir, démissionne et, est remplacé par le Maréchal PETAIN, qui signera l'Armistice.

 Homme d'Etat. Président du Conseil. Diplômé de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, avocat, Paul Reynaud épouse Jeanne Henri-Robert, la fille de l'avocat Henri ROBERT puis se tourne assez vite vers le monde de la politique. Conseiller général puis député des Basses-Alpes à la Chambre des Députés avec le Bloc National d'abord en 1919, il est battu en 1924. Tentant de se représenter dans la Seine lors d'une élection partielle, il est de nouveau battu, cette fois par le célèbre communiste Jacques DUCLOS en 1926, puis est réélu de 1928 à 1940 comme député de Paris. Membre d'un parti de droite modérée, l'Alliance Démocratique, il est plusieurs fois ministre sous la IIIème République, et, est en charge des portefeuilles des Finances, des Colonies et de la Justice. Il se spécialise vers deux domaines très différents, l'économie et la défense, pour lesquels il adopte tout de suite des positions hétérodoxes. Ainsi, il préconise une dévaluation du franc pour affronter la Crise de 1929, qui atteint la France en 1931 alors que l'opinion reste très attachée au mythe du Franc Poincaré depuis 1926. D'autre part, il est l'un des rares hommes politiques à se rallier à la stratégie des divisions blindées préconisée par le colonel DE GAULLE dans son livre Vers l'Armée de métier. L'originalité de sa réflexion le marginalise au parlement. En 1938, même s'il vote la confiance au Parlement pour ratifier les Accords de Munich, il est en rupture avec la ligne directrice de son parti et celle du Parti Radical Socialiste d'Edouard DALADIER sur ce sujet. Nommé Ministre des Finances ennovembre 1938, il prend des mesures énergiques par décret-loi pour remettre le pays au travail : dévaluation du franc, hausse des impôts, réarmement, économies drastiques sur d'autres postes, majoration du plafond des heures supplémentaires (+15 %). La durée du travail remonte à 41,5 heures par semaine. Un important redressement est ainsi acquis. Il déclare alors : « Croyez-vous que la France puisse à la fois maintenir son train de vie, dépenser 25 milliards d'armement et se reposer deux jours par semaine ? »

 

Maria BORRELY  (1890-1963)  

Maria BORRELY

 

Institutrice, Maria Borrély a porté un regard empathique sur les êtres et le monde. Saluée par Gide et Giono, son œuvre compose une fresque rustique dépouillée où le fantastique le partage au tragique. Ecrivain et poète né à Puimoisson. (04) Connue à l'égal de son contemporain et ami Jean Giono dans les Alpes-de-Haute-Provence, le renom de Maria Borrély s'estompe dès qu'on s'écarte un tant soit peu de l'épicentre dignois. Maria Brunel est née le 16 octobre 1890 à Marseille. Elle passe les vingt premières années de sa vie à Aix-en-Provence, puis à Mane. Toute fraîche émoulue de l'École normale d'institutrice de Digne, elle épouse en 1910 un de ses condisciples, Ernest Borrély. En 1928, les Borrély se lient avec le peintre Joseph Bœuf, Gabriel Péri, Edouard Peysson et surtout Jean Giono. Tous partagent des convictions pacifiques, internationalistes et idéalistes. Dans sa préface au Dernier Feu de Maria Borrély, Giono écrira "Les Borrély! Je plains ceux qui n'ont pas en eux ce mot-maître de l'optimiste, cette source et ce soleil."
En 1928, Maria publie à compte d'auteur aux éditions Figuière Aube, un singulier essai sur le végétarisme, imprégné du Trésor des Humbles de Maeterlinck. Mais dans le même temps, à la plume sergent-major, dans des cahiers d'écolier et appuyée sur "la table de ses genoux", elle rédige son premier roman, Sous le vent que, sur les conseils de Giono qui vient de publier Colline, elle se décide à envoyer à Gallimard. Gide, enthousiasmé par ce drame paysan fantastique dont le héros est le vent, lui écrit longuement le 18 octobre 1929 : "Je reste devant votre livre comme devant un tableau dont chaque coup de pinceau m'enchante, au point que je ne m'inquiète pas beaucoup de ce qu'il peut représenter." Dans la foulée, Gallimard lui fait signer un contrat pour dix romans, et publie Sous le vent en 1930, dont la critique salue le style rugueux : "Le mistral élargissait les confins de l'horizon, bleuissait le firmament, affinait la netteté des montagnes paraissant plus proches dont on distinguait, dans une atmosphère de cristal bleu, le détail sculptural, étonnamment précis : les rocs chauves, les échancrures, les éboulis dont on voit toutes les pierres, les escarpes avec leurs sillonnements, leurs réseaux de tubulures creusées dans le granit, et remplies d'ombre noire."
En 1931, elle publie Le Dernier Feu, avec une préface de Giono, qui est en quelque sorte l'autre versant de Regain. L'histoire est celle d'Orpierre-sur-Asse que désertent tous ses habitants, apprenant qu'un barrage va être construit sur la rivière, sauf la vieille Pélagie : "Ainsi est devenue cette femme qui fut vive comme l'eau, droite comme un beau vase et belle comme le grand jour. Ses yeux sont sereins, une douceur flotte sur ses traits, une sorte d'huile, reflet de la tranquillité d'âme des vieux qui descendent leur sente et qui, par cela même, ont leur lampe éclairée." Le roman est en lice pour le Prix Femina, mais Maria qui n'est jamais "montée" plus haut que Gap, se refuse à aller soutenir son livre dans les salons littéraires parisiens. En 1932, elle publie Les Reculas, l'histoire d'un petit village de la vallée de l'Ubaye qui vit sans soleil pendant les longs mois d'hiver. Elle rédige cette même année un récit d'une bouleversante modernité, Les Mains vides, qui ne sera publié que vingt ans après sa mort. Ce texte court suit les parcours de quatre hommes, partagés entre générosité et désespoir, confrontés à ce fléau nouveau qu'est le chômage, "bien émus de se retrouver comme ça, dans le grand chemin des peines". Elle ne publiera plus aucun livre jusqu'à sa mort.
Le style de Maria Borrély est concis et noué comme un olivier de Provence, et contribue à ce que Gide le premier a souligné : "La puissance d'évocation d'une atmosphère un peu fantastique, et pourtant extraordinairement réelle". La sensibilité âpre et chaleureuse de Maria Borrély, issue de cette race puissante d'hommes libres, rudes, graves et fraternels, son talent de conteur lucide et révolté, l'apparentent non seulement à son ami Giono, mais aussi à Ramuz et Charles-Louis Philippe, par ce "goût de l'homme" qui sous-tend toute son œuvre. 
En 1933, les Borrély quittent Puimoisson pour Digne, où Ernest vient d'être nommé. Maria demande sa mise à la retraite proportionnelle pour se consacrer pleinement à l'écriture. Mais, animée par une haute exigence morale, elle renonce au roman paysan et change totalement d'orientation intellectuelle. Elle se plonge dans l'étude des textes sacrés de l'hindouisme puis dans celle de l'Évangile de Saint Jean. Elle entreprend la rédaction de ce qui aurait dû être son grand œuvre : une massive exégèse, restée à l'état de manuscrit parce que difficile et ésotérique, de ces textes religieux à partir desquels elle a tenté d'exprimer une philosophie personnelle de l'existence.
Pendant la guerre, la petite salle à manger de l'appartement des Borrély sur le boulevard Thiers devient très vite le point de chute de la Résistance. Ernest, syndicaliste et résistant actif, est arrêté par la Gestapo. Il deviendra après la guerre le premier président du conseil général, jusqu'à sa mort en 1959. Dans les années 1950, Maria s'essaie à de nouveaux drames et récits tout en poursuivant sa lecture assidue des textes sacrés de l'hindouisme et du christianisme. Elle vient souvent discuter à Samten Dzong, la maison qu'Alexandra David-Neel s'est fait construire à Digne, tout étonnée par sa connaissance de la Bhâgavad-Gîta. En 1952, elle s'installe au quartier du They. Elle s'éteint le 22 février 1963 et laisse le souvenir d'une femme simple, intègre, bonne, discrète et d'une grande élévation d'esprit.

 

 

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Source et Notes du blogueur – Roger -:

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Sites Internet des villes et Offices de Tourisme  de Sisteron, Digne, Valensole, Barcelonnette, Riez, Oraison, Castellane, Moustiers, Forcalquier, Seyne les alpes, Pierrevert, Manosque dans leurs rubriques ‘’personnalités célèbres’’.

Archives en ligne 04 et 05, mention spéciale pour l’Association de Généalogie des Hautes Alpes (AGHA05) pour leurs saisies des tables décennales des villes et villages du 05.

La liste des familles françaises les plus anciennes compte les familles subsistantes au XXIe siècle qui ont pu prouver leur filiation sans interruption avant 1200 jusqu'à un ancêtre donné et cela d'après des sources d'archives précises et publiées avec preuves dans des revues ou des ouvrages historiques sérieux et qui ont été françaises pendant le XXe siècle au moins. Il ne s'agit donc pas de la date la plus ancienne à laquelle un nom de famille est attesté. Ces familles ont fait l'objet d'une publication historique, avec sources et références accessibles aux chercheurs dans une bibliothèque généalogique française.

Pour la noblesse, l'ancienneté fut toujours un critère important mais non le seul. Certaines familles nobles anciennes n'ont jamais occupé de premières places de la société française. 

Toute la ‘’communauté de GENEANET – base de données de plusieurs centaines de millions d’individus, exploitée et alimentée par des ‘fanas’ de Généalogie, et tous ‘’cousins’’ tel que Claude Piot, Dominique Jean, Daniel Maes, Roland Cotin, André Maurice, Annick Bessière, Pierre Castelli, Liliane Cholat, de Parisot Bernecourt, Marie Françoise Cholin,  Jean-Pierre Lombard, Claude Mathieu, Andrée Rapp, Philippe Tourreau. Pardon pour les non-nommés et oubliés.

Sans leurs concours, et leurs travaux de recherches, je n’aurai pas pu trouver quelques  ascendants ‘célèbres’ qui font partie de cette liste.

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