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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 22:24

Passage du Latin au Français

Longtemps, le Latin resta la langue des gens lettrés. C’est en 1539, que François 1er, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, imposa le français dans les actes officiels, notamment dans les actes notariés et paroissiaux.

Pourtant, le latin restera le langage de la culture, au point d’être la langue dans laquelle les bacheliers devaient rédiger leurs dissertations. Ce n’est qu’en 1872 que Jules Simon décida que l’on apprendrait désormais le Latin pour le comprendre et non le parler.

 

Le Monde à l’envers….Etrange et Exotique…

De par le monde, toutes les civilisations, ne suivent pas nos normes en matière familiale. D’autres logiques, d’autres mentalités, d’autres terminologies de la parenté sont génératrices de cas, observés et expliqués par les Ethnologues, mais qui nous semblent volontiers déplacés.

a)     Chez les ‘Chukchee Sibériens’, une jeune femme peut être mariée à un enfant de deux ans, qu’elle n’hésitera pas……..à allaiter !

b)     Chez les ‘Indiens Omaha’, un homme de 50 ans devra appeler ‘ma mère’ la fille de sa petite nièce âgée de 10 ans, lui parler avec respect et obéir à ses ordres.

c)      Chez les ‘Nuer du Soudan’, une femme stérile n’est pas considérée comme une véritable femme : elle est donc un Homme ! Dès lors, comme ses frères, elle peut verser ‘le prix de la fiancée’ et épouser une autre femme, féconde, dont elle sera…….le père de ses enfants.  

 

Qu’appelait-on ‘’Les Maisons de Lait’’…

Lorsque les nourrices morvandelles, particulièrement réputées pour leur bon lait nourrissant et abondant, rentraient chez elles après plusieurs campagnes de ‘’nourriture’’ à Paris, elles dépensaient le produit de leur travail (ou de leurs traites) en achetant des prés, en remplaçant le chaume du toit par des tuiles, ou en ajoutant à leur maison un appentis ou une maisonnette pour une pièce supplémentaire. On nommait toutes ses constructions ‘’Les Maisons de lait’’.

 

Les Parisiens sont tous des Provinciaux !’…

Il n’est pas de vrai ‘’Parisien de Paris’’. L’individu, né à Paris et dont les huit arrière-grands-parents y seraient eux-mêmes nés, semble introuvable et même inconcevable.

Un recensement en 1833, spécifiait que la moitié des Parisiens étaient en province. Mais, si Paris a été longtemps peuplé essentiellement d’individus des provinces périphériques (Normandie, Val de Loire, Champagne, Picardie…), la capitale a rapidement reçu une population de plus en plus hétéroclite. En 1926, pour 2.408.000 habitants, on y dénombre 212.000 individus originaires du Massif Central, 147.000 Bretons, 113.000 Bourguignons et Francs-comtois, 105.000 du Nord et de la Picardie, 90.000 Normands, 88.000 Alsaciens et Lorrains, 72.000 Berrichons, Angevins et Tourangeaux, 60.000 Briards, Orléanais et Solognots, 55.000 Champenois, 55.000 Angoumois, Poitevins et Charentais, 44.000 Gascons, 37.000 Languedociens, 35.000 Roussillonnais, Béarnais et Basques, 24.000 Lyonnais et Foréziens, 22.000 Savoyards, 21.000 Provençaux, 13.000 Dauphinois et 7.000 Corses, contre seulement 141.000 natifs de l’Ile-de-France.

 

L’extraordinaire réussite des ‘’Barcelonnette’’ au MEXIQUE…

 Bien souvent, la réussite d’un seul homme, dès qu’elle était connue, poussait ses compatriotes à suivre son exemple. A Barcelonnette, Pierre ARNAUD**, quittait la vallée de l’Ubaye en 1821, à la suite de la faillite de la fabrique de soie familiale, pour ouvrir la route du Mexique.

Dès qu’il réussit à implanter à Mexico des magasins et des ateliers de tissage, il aura le réflexe, pour recruter sa main d’œuvre qualifiée de faire appel aux gars de sa vallée.

Une poignée de jeunes gens n’hésitera pas à franchir l’océan pour réussir à leur tour de la même façon, revenir recruter au pays.

Pendant cette décennie, cette route du Mexique sera suivie par des centaines d’Ubayens, qui, une fois arrivés là-bas, graviront un à un les échelons de la réussite.

Ils y construiront de somptueux grands magasins, tel «El Palacio del Herrio» - le Palais de Fer – fondé en 1891 par Joseph TRON, magasins qui n’avaient rien à envier à leurs grands homologues parisiens.

Assez rapidement, les membres de cette communauté noyauteront toute l’économie du pays, passant des maisons de commerce aux banques, sans oublier de rentrer régulièrement au pays, avec Cadillac et chauffeurs en livrée, où ils se feront construire de fabuleuses villas ‘style mexicain’  et de monumentaux mausolées au cimetière, seuls vestiges de ces gloires et fortunes passées.

** § le roman ‘’Les Barcelonnettes’’ Tome 1 d’Alain DUGRAND et Anne VALLAEYS

 1821 - En Haute-Provence, dans la vallée de Barcelonnette, Pierre, l'aîné des Arnaud, quitte les siens et s'embarque pour le Mexique. Là-bas, une nation naît dans les convulsions ; les Créoles, les Indiens patriotes abattent le régime des gachupines, le pouvoir colonial des Espagnols.
Suivant l'exemple de Pierre Arnaud, des centaines d'humbles colporteurs provençaux traversent l'Atlantique et débarquent au port de Veracruz. A Mexico, ces aventuriers vont bâtir une formidable puissance commerciale. Grands magasins, usines textiles, bientôt ils traitent d'égal à égal avec le gouvernement mexicain.
Coups d'Etats, intrigues amoureuses, fortunes et destins s'échafaudent et s'effondrent dans le premier volet de cette saga qui s'étend sur tout le XIXe siècle.

 

Au fil de l’année : quelques dates et formules…en ce temps là ! ! !

2 février : La Chandeleur est la fête des chandelles, c'est-à-dire de la lumière qui renaît (les jours augmentent sensiblement), de la nature qui se réveille. A l’église, le prêtre bénissait une chandelle qui était rapportée à la maison pour tout purifier et être allumée à certains moments : accouchement, décès, orage violent etc……..

 

Le Carême : 40 jours de jeûne, du moins de repas maigres, de privations et d’abstinence (interdiction de se marier), précédés et coupés par 2 jours de défoulement : Mardi gras et Mi-carême.

 

Les Rameaux : avec ses buis bénis protecteurs et purificateurs,(En France, généralement du buis, parfois du laurier, en Provence de l'olivier) et la Semaine sainte, dite aussi la semaine ‘’noire’’ ou ‘’peineuse’’

 

Le ‘’joli moi de Mai : dédié à la Vierge Marie, était souvent celui des pèlerinages. Il commençait par les ‘’mais’’ du 1er mai, coutume consistant à déposer sur le seuil des jeunes filles à marier une branche ou un rameau d’arbre, en rapport avec son caractère : houx pour une fille désagréable, charme pour une fille charmante…Il intégrait les 3  journées des Rogations, précédent l’Ascension, au cours desquelles étaient successivement bénis les prés, les champs et les vignes. Ces mois-là, les mariages étaient aussi déconseillés.

 

24 juin : jour de la St Jean et proche du solstice d’été, était celui des brandons et feux de joie ; au matin, les futurs mariés tentaient de sauter à pieds joints par-dessus les cendres. C’était aussi le jour où les domestiques se louaient pour les travaux d’été, qui allaient occuper les deux mois suivants.

 

L’Automne : ramenait les veillées traditionnelles, avec la fête des Morts le 2 novembre, la Saint Martin, le 11 novembre qui était dans bien des régions le terme des fermages, quand ce n’était pas la Saint Michel le 29 septembre. C’était l’époque où l’on tuait le cochon, avec, là aussi, des rites et  des habitudes.

 

La période de l’Avent : était pleine d’interdits, précédant un Noël, évidemment sans sapin, sans jouets, sans cadeaux, à commencer par celle de la bûche.

 

De quelle couleur était la robe de mariée ?

Ce n’est qu’à partir de la fin du XIXème siècle que la robe de mariée fut traditionnellement blanche, à la suite, notamment, du culte de l’Immaculée Conception. Auparavant, elle était, selon les conditions, de couleur vive (rouge, bleue….) et noire dans les familles modestes.

 

Qu’appelait-on une ‘’veuve blanche’’ ?

L’expression, surtout courante dans le Centre de la France, désignait les veuves de travailleurs migrants saisonniers (maçons, scieurs de long….), vraisemblablement décédés accidentellement au cours de leur déplacement, sans que la nouvelle n’ait été authentifiée. De ce fait, elles ne pouvaient pas se remarier !

 

Qui était un ‘’Tabellion’’ ?

Avant 1560, le tabellion était un secrétaire copiant les actes des notaires – et le travail ne manquait pas en cette époque d’avant la photocopieuse !  - A partir de cette date, il désigna le notaire lui-même, nommé aussi parfois ‘’garde-notes’’

 

Les Pénates ?

Lorsque les Romains déménageaient, ils transportaient leurs pénates. Les pénates étaient des dieux domestiques, particuliers à une famille et à une maison, qu’ils protégeaient. Ils se présentaient généralement sous forme de petites statuettes simples. Ils étaient associés aux lares (parfois aussi appelés Genii loci, divinités romaines d'origine étrusque (de l'étrusque Lars, seigneur), autres éléments patrimoniaux mais immatériels, qui étaient les esprits et les âmes des ancêtres disparus, restés sur terre pour protéger leurs descendants.

 

 

Sources : Cette première partie, que j’appellerais ‘’Connaissances historiques, sociales et généalogie’’ a pu être réalisée grâce au merveilleux livre ‘’Trésors et Secrets de la Généalogie’’ de Jean-Louis BEAUCARNOT, excellent généalogiste, notre maître à tous. Merci

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Published by Reynaudrrcc - dans UN PEU DE CULTURE
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